Bon... Avril 2007, c'est pas de la news en barre.
Mais je crois que personne n'a mis ça ici.
J'ai pas de scanner ici (oui, je suis étudiant au Royaume-Uni).
Donc je recopie à la main. Pravda's worth it.
Et puis en plus, y a pas trop de vie sur ce forum... Alors allons-y gaiement !
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Premiers PasPravdaDeux Parisiens réinventent l'electroclash dans leur chambre : cochon, mais irrésistible.
Par Violaine Schütz. (Note de moi : On ne pourra pas l'accuser d'être sous le charme de Sue... sauf si

)
On croyait la formule rock minimal et arty réservée aux Anglo-Saxons, mais ce couple envoie valser tous les préjugés géographiques. Car Pravda, ce sont un peu nos Kills à nous. A l'instar de ces derniers, les adeptes de riffs primitifs que sont Sue et Mac se sont, en effet, bien trouvés. "
Je rentrais de Londres où j'avais vécu sept ans, raconte Mac, le guitariste qui refuse de révéler son âge.
J'avais décidé d'arrêter la musique pour gagner de l'argent en devenant développeur Web. Je quittais le groupe The Bisons pour rentrer dans le rang (rires) !
Et là, je rencontre Sue, avec laquelle on ne parle que de musique, et surtout de celle qu'on n'aime pas. On discute des heures de l'ennui que nous inspirent les guitares marron (les guitares sèches - ndr)
et les DJs électro "prout prout". Nous étions tous deux très rock. On voulait faire de la musique folle, entendre des guitares qui crachent à la AC/DC, et on n'écoutait que des vieux trucs comme les Buzzcocks, les Stranglers, Wire ou Gang of Four." La vénéneuse Sue, bassiste chanteuse à la scène et étudiante à Science Po le jour, ajoute : "
Au supermarché, quand on achetait trois carottes et qu'on entendait du Balavoine, on devenait fou. On était vraiment dans le même délire, et on s'est dit : "et si on faisait geindre les guitares pour entendre la musique qu'on aime et qu'on a envie d'écouter ?". Décidément, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. C'est donc selon cette logique du "Do It Yourself" chère au punk que nos deux mais se réunissent alors dans la chambre de Mac (là où d'autres élisent domicile dans leur garage) pour donner naissance à A l'Ouest, un premier album d'electro-rock radical, défini par ses créateurs comme du "bedroom rock". "
On fait du rock assisté par ordinateur, explique très sérieusement Mac.
Du coup, on a un peu le cul entre deux chaises : électro, car nous utilisons un logiciel pour la batterie, et rock, donc difficile à étiqueter. On a créé notre propre label, Le Chinois, pas par recherche du profit, mais pour ne pas perdre en autonomie. Avant ça, on avait vu une maison de disques, qui nous a suggéré une ballade acoustique au milieu de l'album : ils n'avaient rien compris. Notre disque est assez différent de ce qui est dans les bacs ou passe à la radio. C'est notre univers, il ne doit rien à personne." Sans Dieu ni maître, Pravda a accouché d'un rock un peu binaire mais sacrément culotté, chanté en français ou en anglais. Avec un seul doigt sur la guitare, mais plus d'un tour dans son sac (de cuir) !